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Analyse

La bataille de Paris n’a pas eu lieu

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NKM a surtout dû lutter contre son camp face à la machine très rodée d’Anne Hidalgo.

Dernier meeting d'Anne Hidalgo, le 20 mars, dans le XVe arrondissement. (Photo Sébastien CALVET)
Publié le 21/03/2014 à 21h06

Quelques voix d'avance au premier tour… On en a rêvé cette semaine, rue de la Lune, au QG de Nathalie Kosciusko-Morizet. Pas de quoi conjurer la défaite finale, invariablement annoncée par les sondages depuis un an (1). Mais «quel signal ce serait d'être en tête… et quelle nouvelle dynamique pour le deuxième tour», se réjouit d'avance le conseiller Jérôme Peyrat. Ce qu'il n'ajoute pas : et quelle bonne baffe pour les «amis» de NKM, les barons locaux et leurs affidés, les Rastignac en costume cintré ou en talons, et les quelque vingt dissidents qui ont savonné la campagne de la candidate UMP alliée à l'UDI et au Modem. «Si Nathalie arrive en tête dimanche soir, ils vont devenir très gentils», glisse un autre conseiller. Avec des si et des conditionnels, on a vite fait de mettre Paris en bouteille.

C'est dans les arrondissements que se joue la véritable bataille de Paris. Dans ceux qui ne sont pas tenus par les sortants, les troupes de la droite y sont en déroute. Même la «générale» - surnommée ainsi depuis qu'elle a installé son QG dans l'ancien siège de la Générale, entreprise de nettoyage industriel- ne parvient pas à faire le ménage dans son XIVe arrondissement, pourtant capital pour la victoire. Elle a eu beau y concentrer ses dernières forces, c'est un casse-pipe annoncé : Carine Petit, conseillère de Paris PS sortante, inconnue au début de la campagne, devrait largement l'emporter sur la médiatique NKM. Dans le XIIe, autre

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