Le sociologue Jean Viard, candidat sur les listes socialistes à Marseille, soupirait hier soir. «Cette ville devait être un leurre pour le Parti socialiste, mais le leurre a explosé en vol.» Le PS espérait en effet qu'une victoire des listes de Patrick Mennucci permettrait de masquer nationalement les échecs encaissés ailleurs. Mais au lendemain du premier tour, même si le candidat socialiste marseillais veut (se) convaincre qu'«au-delà des apparences des chiffres, rien n'est joué», la réélection de Jean-Claude Gaudin (UMP) semble sur de bons rails. Les listes de Patrick Mennucci semblent assez nettement distancées, notamment dans les deux secteurs clés, susceptibles de faire la bascule. Dans le IIIe secteur (centre-ville) par exemple, la ministre Marie-Arlette Carlotti, qui avait conquis la circonscription en 2012, est reléguée à une bonne quinzaine de points du maire UMP sortant, le sénateur Bruno Gilles. La socialiste dispose toutefois d'une douzaine de points de réserves de voix à gauche.
Enveloppe. Partout, les listes de Jean-Claude Gaudin semblent se maintenir par rapport à 2008. Le maire lui-même rate de très peu sa réélection dès le premier tour. Les listes du Front national, elles, progressent. Il y aura probablement huit triangulaires dans les huit secteurs de la ville, contre une seule en 2008. Dans un bureau du centre-ville, en fin d'après-midi hier, un délégué socialiste soupirait, déjà. Depuis le




