Y aura-t-il dans les résultats de ce premier tour des municipales, matière à enseignement national ? Autrement dit, faudra-t-il y chercher quelques signes de confirmation de l'état dans lequel se trouve une opinion française qui semble depuis de longs mois déjà ne plus accorder de crédit à François Hollande, sans pour autant manifester à son égard un rejet personnel (à l'exception d'une partie d'une droite très conservatrice) ? A l'Elysée, on se garde bien de faire la moindre projection et commentaire. De peur d'avoir mis la barre trop haut, ou à côté. Car à la vérité, les ministres du gouvernement et les députés de la majorité avancent dans le plus grand flou. Ils ne savent pas s'il faut encore craindre une claque électorale, ou oser espérer des vraies surprises, voire des victoires. «Franchement, tout cela est très compliqué. Le jeu apparaît peut-être plus ouvert qu'au début de la campagne ou l'on craignait une vraie démobilisation de notre électorat», résume un poids lourd du gouvernement. Si la majorité assure ne pas voir venir de vague bleue (et encore plus avec le grand retour de Sarkozy dans les affaires) elle sait aussi que le niveau exceptionnel atteint en 2008 induira fatalement un reflux pour la gauche. A l'Elysée et à Matignon, on suivra avec beaucoup d'attention trois indicateurs qui, combinés entre eux, peuvent dresser un premier bilan de l'état politique du pays, deux ans après l'arrivée de Hollande au pouvoir.
Hollande, terré à l’Elysée
Le premier est le niveau d'absten




