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A Grenoble, PS et Verts vont-ils enterrer la hache de guerre ?

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La liste conduite par le candidat EE-LV Eric Piolle est arrivée devant celle du socialiste Jérôme Safar, dauphin de Michel Destot, le maire sortant. Des discussions pour faire liste commune au second tour sont en cours.

Eric Piolle dans son QG de campagne, à Grenoble, ce lundi. (Photo Jean-Pierre Clatot. AFP)
ParCatherine Coroller
correspondante à Lyon
Publié le 24/03/2014 à 18h40

Habillée en tenue de randonnée, elle a poussé la porte du local de campagne d’Eric Piolle, tête de liste Europe Ecologie - Les Verts (EE-LV) d’un rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes aux municipales de Grenoble. Cette femme veut s’assurer que le possible prochain maire de la ville a toujours l’intention d’abandonner la construction d’un ensemble de logements sur le terrain dit de l’esplanade, planifiée par la municipalité PS sortante.

Depuis ce lundi matin, c'est un défilé continu dans cette permanence colorée située en plein centre du vieux Grenoble. Faisant mentir les sondages qui le donnaient distancé d'une dizaine de points par le PS, Eric Piolle a recueilli 29,40% des voix contre 25,31% pour le socialiste Jérôme Safar, premier adjoint et dauphin du maire sortant Michel Destot qui ne se représentait pas. Suivent l'UMP Matthieu Chamussy avec 20,86% des voix et le FN avec 12,55%, ce qui lui permet de se maintenir au second tour.

Pour le PS qui dirige Grenoble depuis 1995 et où François Hollande a obtenu 64,29% des voix à la présidentielle de 2012, c’est un échec. De là, plusieurs scénarios sont possibles : une triangulaire avec la fusion des listes EE-LV et PS ou une quadrangulaire, Piolle et Safar allant au combat chacun de leur côté au risque de voir l’UMP reprendre la ville, perdue par Alain Carignon en 1995 avant sa condamnation pour corruption un a

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