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A Paris, après la défaite, l'avenir de NKM s'inscrit-il en capitale ?

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Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait prendre la présidence du groupe UMP au Conseil de Paris. Mais, vu sa composition, cette perspective est risquée. Notamment pour son avenir politique.

Nathalie Kosciusko-Morizet dimanche soir après sa défaite aux municipales à Paris. (Photo Eric Feferberg. AFP)
Publié le 31/03/2014 à 20h22

Au lendemain de sa défaite à Paris, la droite reprend les grandes manœuvres. L'opposition, malgré son échec, a gagné 8 postes de conseillers, qui sont 71 aujourd'hui, contre 63 (ou 64 si l'on compte l'élu Modem Jean-François Martins, passé chez Hidalgo au début de la campagne). Mais l'UMP a perdu de sa puissance, en raison de l'accord UMP-UDI-Modem passé par NKM pendant la campagne. Seize centristes (10 UDI et 6 Modem), contre 11 avant, s'ajoutent aux 55 UMP élus hier, ce qui donne un groupe plus hétérogène que le précédent.

Nathalie Kosciusko-Morizet, comme elle semble en manifester l'envie, pourra-telle prendre la tête de l'opposition municipale ? Certains l'y poussent, malgré son résultat jugé «décevant» et «frustrant» par ses propres troupes. Claude Goasguen, maire UMP du XVIe réélu au premier tour, a déclaré lundi : «Je ne vois pas pourquoi on lui enlèverait la présidence du groupe UMP.» Pierre-Yves Bournazel, ex-porte parole de la campagne : «Si c'est pour unir la droite, pourquoi pas ?» Jean-François Legaret, maire UMP du Ier et président du groupe UMP sortant, avance, prudent : «NKM présidente, cela fait partie des hypothèses, car elle a l'intention de s'implanter à Paris de façon durable. Mais c'est compliqué pour elle compte tenu de ses résultats personnels dans le XIVe».

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