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Interview

Eric Piolle : «Le choix d’une démocratie de proximité à Grenoble»

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Le vert Eric Piolle, à la tête d’une coalition de la gauche de la gauche, a ravi la ville au PS. Il imagine s’inspirer du «modèle scandinave», la «chaleur humaine» en plus.

Eric Piolle, en mars 2014, à Grenoble. (Photo Pablo Chignard)
ParCatherine Coroller
(à Grenoble)
Publié le 31/03/2014 à 20h56, mis à jour le 01/04/2014 à 12h06

Pour un quasi novice en politique, où il est entré il y a quatre ans, l’écologiste Eric Piolle a réussi un coup d’éclat. Dimanche, il a remporté le deuxième tour des élections municipales à Grenoble (Isère), mettant fin à dix-neuf années de gouvernance socialiste. A la tête d’une liste réunissant des collectifs citoyens, Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) et le Parti de gauche, il a battu, avec 40,03% des voix, la liste PS emmenée par Jérôme Safar - premier adjoint et dauphin de Michel Destot, le maire sortant -, qui n’a recueilli que 27,45% des suffrages. Piolle devient ainsi le premier vert à diriger une ville de cette importance (158 000 habitants). Vendredi, il sera officiellement élu maire de Grenoble par le nouveau conseil municipal.

Quelles seront vos premières mesures de maire ?

La diffusion du premier conseil municipal de la nouvelle municipalité, vendredi, sur Internet. Un des thèmes de notre campagne, c’est : des élus au milieu des habitants. Nous voulons donner ce signe-là dès le début. Et la baisse des indemnités des élus de 25%. Nous avions dit que ça serait notre première mesure, ça le sera.

C’est l’illustration de votre mode de gouvernance ?

J’insiste sur la relation aux élus, le fait que je continue à me déplacer à vélo, que je continue à aller au café le matin. Nous voulons continuer à vivre au milieu des gens. Je pense que dans le vote qui s’est exprimé dimanche, il y a l’envie d’une autre forme de démocratie. Nous avons fait l

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