Pour un quasi novice en politique, où il est entré il y a quatre ans, l’écologiste Eric Piolle a réussi un coup d’éclat. Dimanche, il a remporté le deuxième tour des élections municipales à Grenoble (Isère), mettant fin à dix-neuf années de gouvernance socialiste. A la tête d’une liste réunissant des collectifs citoyens, Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) et le Parti de gauche, il a battu, avec 40,03% des voix, la liste PS emmenée par Jérôme Safar - premier adjoint et dauphin de Michel Destot, le maire sortant -, qui n’a recueilli que 27,45% des suffrages. Piolle devient ainsi le premier vert à diriger une ville de cette importance (158 000 habitants). Vendredi, il sera officiellement élu maire de Grenoble par le nouveau conseil municipal.
Quelles seront vos premières mesures de maire ?
La diffusion du premier conseil municipal de la nouvelle municipalité, vendredi, sur Internet. Un des thèmes de notre campagne, c’est : des élus au milieu des habitants. Nous voulons donner ce signe-là dès le début. Et la baisse des indemnités des élus de 25%. Nous avions dit que ça serait notre première mesure, ça le sera.
C’est l’illustration de votre mode de gouvernance ?
J’insiste sur la relation aux élus, le fait que je continue à me déplacer à vélo, que je continue à aller au café le matin. Nous voulons continuer à vivre au milieu des gens. Je pense que dans le vote qui s’est exprimé dimanche, il y a l’envie d’une autre forme de démocratie. Nous avons fait l




