Le triennat de François Hollande commence. Après six mois perdus à défaire systématiquement ce qu’avait fait Nicolas Sarkozy (mai-novembre 2012), puis une année consacrée à transhumer laborieusement du rêve chaleureux de la politique de la demande version socialiste à la réalité plus sévère de la politique de l’offre version sociale-démocrate (novembre 2012 -31 décembre 2013), le Président, son Premier ministre et deux étages de Bercy se sont attelés à la mise au point du «pacte de stabilité» et du plan de réduction de 50 milliards d’euros de dépenses publiques. Trois mois après (janvier-mars 2014), le projet est fin prêt. Il sera présenté ce mois-ci au Parlement et à Bruxelles, il sera adopté en rechignant à Paris, il sera reçu avec un scepticisme courtois à Bruxelles.
Les dés sont jetés. François Hollande met cartes sur table. Les trois années qui viennent se joueront donc avant la fin de ce mois d’avril. Le bilan et l’issue du mandat présidentiel en dépendent, l’évolution de la croissance, du chômage et du niveau de vie des Français également. Le 6 mai 2012, on pouvait s’interroger sur ce que serait effectivement le hollandisme en action. Le 30 avril 2014, on le saura. Le quinquennat sera donc un triennat.
Jean-Marc Ayrault a bien le droit d’être amer. Il s’est investi de toutes ses forces dans la préparation du pacte d’avril 2014 et c’est Manuel Valls qui le mettra en œuvre. Si quelqu’un a, depuis le départ, dès le lendemain de l’élection présidentielle, poussé de son mieu




