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Libération

La rage des sondages

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Publié le 10/04/2014 à 20h06

Les enregistrements de Buisson vont permettre aux juges de se pencher sur un sondage commandé et payé par l'Elysée, mais manifestement plus utile au candidat UMP qu'au président Sarkozy. Soit le cœur de l'enquête judiciaire ouverte aujourd'hui sur les sondages de l'Elysée… Evoquée par le Canard enchaîné et Mediapart, cette enquête concerne Dominique Strauss-Kahn, alors considéré comme le futur adversaire de Nicolas Sarkozy en 2012. Lors d'un trajet en voiture, Jean-Michel Goudard et Patrick Buisson évoquent les mauvais résultats de ce sondage pour le président du FMI, jugé «arrogant», loin des «problèmes des Français». Ce dernier vient d'accorder une interview à France 2. «Il n'entraîne pas l'enthousiasme des foules», tranche Buisson. Mais il bénéficie d'une «côte de popularité énorme», commente Goudard… «En étant dans l'opposition camarade, lui rappelle Buisson. C'est pas bon, c'est pas bon du tout.» «Nous, c'est l'inverse», rebondit son collègue. Comprendre : Sarkozy n'est pas populaire, mais convaincant. Ce dernier ajoute, visionnaire : «Je sais que ce n'est pas ta vision, mais moi, je crains Hollande.»

Le matin même, Patrick Buisson avait déjà confié à Franck Louvrier, le communicant de Sarkozy, que DSK «avait été jugé convaincant, mais tout juste juste».

Il appartiendra maintenant aux instituts de sondages, à Patrick Buisson et aux membres du cabinet de Nicolas Sarkozy de justifier devant la

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