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Bourgogne et Franche-Comté, bientôt mariées

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Les présidents des deux régions poussent à la noce face à une population réticente.

ParCatherine Coroller
Envoyée spéciale à Mâcon et Besançon
Publié le 17/04/2014 à 19h56

Les préparatifs du mariage des Franc-Comtois et des Bourguignons sont lancés. Les deux présidents (PS) des régions Bourgogne et Franche-Comté, François Patriat et Marie-Guite Dufay, ont officialisé, lundi, leur projet de «rapprochement institutionnel, voire [de] fusion entre [leurs] deux collectivités». Une première en forme de test du big-bang territorial annoncé par Manuel Valls. Et un retour aux sources, ou plutôt aux frontières du royaume de Burgondie, fondé par les Burgondes au Ve siècle avant d'être séparé, quatre siècles plus tard, en comté de Bourgogne (ou Franche-Comté) et duché de Bourgogne (actuelle Bourgogne).

De part et d'autre, des réticences s'expriment. La Bourgogne (31 582 km2 soit 6% du territoire français) est deux fois plus vaste que sa promise (16 202 km2). Dijon pèse plus lourd que Besançon. D'où des craintes plus ou moins fondées. «Besançon ne peut devenir la sous-préfecture de Dijon sur simple diktat de Paris», s'est ainsi enflammé Jacques Perrin, conseiller régional (UMP) de Franche-Comté. En réponse, Marie-Guite Dufay a assuré «entendre les réticences, les craintes, les interrogations et tout ce qui se dit en Franche-Comté». Dans le passé, la Bourgogne a-t-elle fait des mauvaises manières à sa voisine ? «Il y a un passif, tel acteur privé quittant Besançon pour s'installer à Dijon…» a rappelé la présidente.

Saucisse. En Bourgogne aussi, des crain

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