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En Haute-Vienne, la réforme signerait l’«adieu à la décentralisation»

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L’annonce de la suppression des départements désole cette terre de gauche.

ParJulie Carnis
Correspondante à Limoges
Publié le 17/04/2014 à 19h56, mis à jour le 17/04/2014 à 19h56

Dans le Limousin, l'annonce de la fusion des régions et de la suppression des départements fait froid dans le dos. «A quelle sauce allons nous être mangés ?» s'interrogent Marie et Cédric, éducateurs employés du conseil général de la Haute-Vienne. De la gauche anticapitaliste aux socialistes, qui tiennent toutes les collectivités, l'annonce est mal vécue. Il faut dire qu'à Limoges, département et région génèrent plus de 3 000 emplois directs. Et plus encore dans la Creuse, où le département est le premier employeur.

Elu Front de gauche à la région et président d'une communauté de communes rurales, Joël Ratier ne décolère pas. «Quand on est élu d'une commune rurale, on mesure tous les jours l'utilité de l'échelon départemental. Voiries, social, équipement… le dialogue est permanent et l'aide nécessaire. Supprimer les départements, c'est éloigner un peu plus les citoyens de la démocratie, et éloigner les élus des réalités de leurs électeurs.» Jean-Paul Denanot, président (PS) de région, se veut plus apaisant, affirmant son soutien à la suppression de la clause générale de compétence (qui permet aux collectivités de se saisir de n'importe quel dossier concernant leur territoire), qu'il réclame de longue date. «Qu'il faille clarifier les compétences, éviter les doublons, optimiser la gestion : oui. Sur la fusion unilatérale, je suis plus dubitatif», explique-t-il.

Furieux. Marie-Françoise Pérol-Dumont, la présidente

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