Il est 14 heures, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). Une petite pluie se met à crachouiller. Et François Hollande sort du bâtiment moderne de l'Institut des métiers et de l'artisanat. Autour du rond-point, une cinquantaine de personnes l'attend, parquée derrière des barrières. Fidèle à sa réputation de briseur de protocole, le chef de l'Etat file tout droit et fonce sur la petite foule. Beaucoup de jeunes, quelques vieux, des blacks, des beurs. Des cris, du chahut, des portables qui se lèvent. Quelques applaudissements. Mais pas de sifflets. «De l'emploi, de l'emploi», crie un badaud. Hollande persiste, serre les mains, prend le temps d'échanger quelques mots. «Je dois aller partout, déclare-t-il dans la foulée. Je suis le Président de tous, y compris de ceux qui peuvent considérer qu'ils sont loin. C'est important de donner de l'espoir pour tous.» Il remonte dans sa voiture. Fin de la séquence de l'anniversaire des deux ans.
Dans la foulée de son interview avec Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Hollande avait donc rendez-vous à Villiers-le-Bel pour discuter avec quelques jeunes, triés sur le volet. Pour parler emploi, formation, parcours professionnel et engagement citoyen. Le panel a été soigné : il y a là des créateurs d'entreprise enthousiastes, des emplois d'avenir angoissés pour leur… avenir, des jeunes en service civique qui r




