Déjà deux vrais moments de campagne, dans le Grand Est. Un selfie avec vaches laitières pour défendre la PAC, envoyé sur les réseaux sociaux depuis une étable alsacienne. «Tiens il y a aussi Nadine Morano», a commenté un tweet perfide. Et, à revoir sur YouTube, la tête de liste UMP se recueillant sur la tombe du père fondateur de l'Europe dans l'église de Scy-Chazelles, en Moselle le 15 avril, jour où elle a lancé sa campagne : «Je fais mien l'héritage de Robert Schuman», a déclaré Nadine Morano. Hors champ des élections, il y a aussi ce tweet, preuve que la future parlementaire européenne n'a pas perdu sa spontanéité : «François Hollande, la médiocrité dans toute sa splendeur.»
Dans les officines UMP d'Alsace et de Lorraine, on aime bien Nadine Morano. «Elle est gonflée», admire Jacques Lamblin, député et maire UMP de Lunéville. «Face à Edouard Martin [ancien syndicaliste de Florange qui se présente pour le PS, ndlr] et Florian Philippot [FN], deux adversaires très identifiés, c'est elle qu'il fallait. Elle a une vraie surface médiatique, dans tous les sens du terme.» A Nancy, ville natale de la candidate, un militant confie qu'il aurait préféré «de loin» le député sortant bourguignon Arnaud Danjean, «extrêmement compétent et intelligent». Et qu'il s'est fait une raison. «Ce n'est pas un prix Nobel de littérature ni de physique, Nadine Morano, mais elle a une vraie gentillesse qui passe très




