Comme attendu, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a été placé lundi matin en garde à vue dans l’enquête sur l’arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais.
Les enquêteurs de la brigade financière de la PJ parisienne devraient interroger leur ancien patron à l’Intérieur sur son rôle dans la décision de recourir à l’arbitrage, dans celle de ne pas contester la sentence, et dans la fiscalité jugée avantageuse appliquée à l’indemnité de plus de 400 millions d’euros octroyée en 2008 à Bernard Tapie.
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Les enquêteurs vont tenter d’éclaircir le rôle que Claude Guéant a pu jouer dans la décision prise à l’automne 2007 de préférer à la justice ordinaire un tribunal privé pour régler le vieux différend entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie sur la revente d’Adidas.
Ont été pour l’heure mis en examen pour escroquerie en bande organisée cinq personnes dont Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, un des trois juges-arbitres, Pierre Estoup, et l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard.
Guéant a-t-il favorisé l’arbitrage ?
Les magistrats disposent de nombreux éléments montrant son «implication personnelle», dans l'ombre de son mentor Sarkozy, avant, pendant et après l'arbitrage. Il y a sa proximité avec




