«La campagne de Nicolas Sarkozy n’a pas coûté un centime aux Français puisque, contrairement à celles des autres candidats, il n’a pas bénéficié du remboursement de l’Etat. Pas un centime payé par les Français.»
Brice Hortefeux député européen UMP, le 27 mai sur RTL
INTOX. L'affaire Bygmalion n'en finit plus de faire trembler l'UMP. En début de semaine, elle a fait tomber le président du parti d'opposition, Jean-François Copé, cerné depuis les révélations de Libération (édition du 15 mai), et finalement contraint à la démission. Mais elle menace désormais Nicolas Sarkozy lui-même : après tout, c'est du financement de sa campagne présidentielle de 2012 dont il est question… Comme souvent dans ces cas-là, Brice Hortefeux s'est empressé de prendre la défense de son champion. Mardi matin, sur RTL, l'ancien ministre de l'Intérieur a ainsi voulu rappeler une «vérité», qui a selon lui «un grand mérite», celui d'être «incontestable». «La campagne de Nicolas Sarkozy n'a pas coûté un centime aux Français puisque, contrairement à celles des autres candidats, il n'a pas bénéficié du remboursement de l'Etat. Pas un centime payé par les Français !»
DESINTOX. Au risque de décevoir Brice Hortefeux, il y a bien des choses à contester dans la «vérité» qu'il prétend énoncer.
Première objection, sa façon de présenter la chose. Le député européen - réélu dimanche - se réfère en fait, mais il prend bien soin de ne pas le préciser, à l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Consei




