Vendredi, dans le Falcon présidentiel qui l'emmène à Rodez pour aller inaugurer le musée Soulages, François Hollande est en pleine discussion avec Michel Rocard. Et de quoi parlent-ils ? Du climat politique délétère ? De ce couple maudit président-Premier ministre, condamné, par la Ve République, à se quitter ou se tuer ? Du sondage du Figaro qui confirme le fossé de popularité entre les deux têtes de l'exécutif auprès des sympathisants de gauche ? Non, Michel Rocard développe deux de ses marottes : le réchauffement climatique et le logiciel libre. Et ça fait du bien au chef de l'Etat.
Hollande aimerait tourner la page de cette semaine politico-médiatique qui a tambouriné sur le mode de son (déjà) impossible candidature en 2017. Se dire que, non, rien n'est encore perdu, «puisque trois ans, c'est encore long», comme le répète à l'envi son entourage. Et préparer cette semaine cruciale qui arrive. Puisque Hollande sera partout, en grand et en direct. Dimanche, il a été le premier à réagir à l'arrestation du suspect de la tuerie de Bruxelles (lire pages 2-4). Mardi, il annoncera les contours de sa réforme territoriale, autour de 12 super-régions. Mercredi, le Président sera à Bruxelles pour un G7 consacré l'Ukraine. Jeudi, après avoir accueilli la reine d'Angleterre, il recevra à l'Elysée Barack Obama, puis Vladimir Poutine.




