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Décryptage

2015 : François Hollande rebat la carte

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Le Président annonce ce mardi ses arbitrages sur la réforme territoriale, qui redessine la carte administrative de la France.

Le projet sera probablement proposé en Conseil des ministres le 18 juin. (Marc CHAUMEIL)
Publié le 02/06/2014 à 22h16, mis à jour le 03/06/2014 à 10h01

François Hollande a tranché. Pour la lisibilité et la simplicité. Dans une tribune publiée ce mardi matin dans plusieurs quotidiens régionaux, le chef de l’Etat dévoile les contours de sa réforme territoriale. S’il a choisi d’accélérer sur la réduction du nombre de régions (de 22 à 14) dès 2015, il a en revanche décidé de repousser la fin des départements à 2020 et d’en rester à son calendrier initial, évoqué le 14 janvier lors de sa conférence de presse. Les derniers ajustements faisaient encore l’objet d’ultimes arbitrages lundi soir lors d’une réunion interministérielle en présence de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve (Intérieur), Marylise Lebranchu et son secrétaire d’Etat André Vallini (Décentralisation).

L’enjeu politique

François Hollande a finalement décidé de limiter au maximum le risque politique autour d'une réforme dont les grands principes sont soutenus par une majorité de Français. Si la réduction du nombre de régions n'était pas de nature à enflammer la classe politique, la suppression des départements était à la fois plus complexe et plus explosive. A droite, bien sûr, puisque l'opposition, tout en soutenant le principe d'une réforme, ne veut pas faire le moindre cadeau au chef de l'Etat. Mais aussi à gauche. «Anticipant la défaite de 2017, plusieurs députés de la majorité, qui sont à la fois conseillers départementaux ou régionaux, comptaient bien garder leur mandat local et auraient pu être tentés de voter contre la réf

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