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Vincent Feltesse sur un nouveau territoire

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Le successeur d’Aquilino Morelle à l’Elysée a la charge de soigner les élus.

Vincent Feltesse, nouveau conseiller du Président de la République, le 31 mai, à Paris. (Photo Frédéric Stucin pour Libération)
Publié le 02/06/2014 à 22h16, mis à jour le 03/06/2014 à 10h23

La vie de collaborateur de François Hollande n'est pas une sinécure. Vincent Feltesse le savait. Il en a la confirmation. Le nouveau conseiller politique du chef de l'Etat militait pour que le Président annonce sa réforme territoriale à l'occasion d'un discours en province. Pour donner à ce moment une solennité historique. Il a perdu. Hollande se contentera d'une tribune publiée par plusieurs titres de la presse régionale. «Cela fait quinze jours que je suis arrivé à l'Elysée, je pars de loin, nous confiait Feltesse la semaine dernière. Au début, je suis discret, mais ensuite je déroule.»

Le 9 mai, jour de sa nomination à l'Elysée, Vincent Feltesse, battu par Alain Juppé au premier tour des municipales à Bordeaux, a envoyé ce SMS aux députés de la majorité, en guise d'éléments de langage. Il y parle de lui à la troisième personne : «L'angle à mettre en avant c'est que c'est un bon choix car c'est un politique, l'un d'entre nous […]. La défaite à Bordeaux est largement due au contexte national et avant cette défaite, il y a eu beaucoup de victoires.» Une «attention» restée en travers de la gorge d'élus PS : «Invoquer les échecs de Hollande pour expliquer sa propre défaite, ce n'est pas d'une très grande classe», raille un député.

Plumage. A 47 ans, Feltesse a la charge de remplacer Aquilino Morelle, démissionné après les révélations de Mediapart. Il n'a repris ni son titre officiel de «conseiller politiqu

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