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Réforme pénale : l'amendement «fantaisiste» qui a agité l'UMP

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Guénhaël Huet, élu de la Manche, a retiré son amendement proposant de ne réserver la prison qu'aux seuls auteurs d'atteintes à des personnes physiques. Ce qui aurait pu épargner la délinquance en col blanc...

Les députés examinent en ce moment le projet de loi sur la réforme pénale présenté par Christiane Taubira. (Photo Joël Saget. AFP)
Publié le 04/06/2014 à 12h40

Fin de la polémique. Le député UMP Guénhaël Huet (Manche) a retiré ce matin, après un entretien avec le patron de son groupe parlementaire Christian Jacob, l'amendement numéro 406 qu'il avait déposé sur le projet de loi de réforme pénale. Le texte, auquel s'étaient associés plusieurs élus de droite, proposait de n'emprisonner que les auteurs d'un «crime commis à l'encontre d'une personne physique et qui porte atteinte à cette personne directement». Une formulation d'ailleurs un peu maladroite, reconnaît l'élu de la Manche : «J'aurais dû utiliser le terme "délit" plutôt que "crime".»

Une proposition «fantaisiste», une «provocation», avaient raillé de nombreux parlementaires – tous bords confondus –, qui y voyaient la volonté d'épargner les délinquants en «col blanc», auteurs d'escroqueries, d'abus de biens sociaux ou de détournements de fonds publics. «C'est une lecture restrictive des choses», répond Guénhaël Huet, qui se défend de toute volonté de faire un «amendement spécifique sur la délinquance financière». «Ce n'était pas un texte sur-mesure» pour les respo

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