François de Rugy, député Europe-Ecologie les Verts de Loire-Atlantique et coprésident du groupe EE-LV à l'Assemblée nationale, regrette le sectarisme de Jean-Luc Mélenchon, qui a accepté la demande de rencontre d'Emmanuelle Cosse, la présidente d'EE-LV, à la condition de ne pas traiter avec les centristes.
Comment analysez-vous la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la lettre d’Emmanuelle Cosse proposant des échanges entre toutes les forces qui ont appelé à voter Hollande en 2012 ?
C’est bien triste. Tout change, on dit que les résultats des européennes sont très graves pour la gauche et les écologistes, mais rien ne change. Le score du Front de gauche c’est un échec personnel de Jean-Luc Mélenchon, un rejet de sa virulence sur le fond comme sur la forme. Or, il nous ressort le même prêchi-prêcha: il faudrait diviser la gauche en deux pour faire en sorte que l’un des morceaux, celui de la gauche qui dit rejeter l'austérité et la politique de l'offre, devienne plus gros que l’autre. C’est dommage. Si chacun reste dans son couloir et continue à débiter le même discours, nous ne risquons pas de progresser et de répondre aux attentes des Français. S’ils avaient adhéré en masse aux idées du Front de gauche, cela se serait traduit dans les urnes. Mais ils n’ont fait que 6%. De la même façon, si le programme d’Europe-Ecologie-les Verts avait suffi à les convaincre nous aurions totalisé plus de 9% Si nous avons envoyé cette lettre, c’est que nous ne pensons pas avoir la solution à nous tous seuls.
Jean-Luc Mélenchon est d’accord pour une rencontre bilatérale avec vous, voire à des alliances pour les élections départementales et régionales de 2015…
Mais avant de parler alliance électoral




