«Frondeur», Jean-Marc Germain ne l'a pas toujours été. Et député non plus. Longtemps, au PS, on l'a surnommé «PC». Pour son coté techno, fondu d'ordinateurs, et son passé de prince consort, homme dévoué dans l'ombre de femmes puissantes. Martine Aubry disait de ce polytechnicien fin, discret, disponible : «C'est le mec le plus génial que je connaisse… Aussi bon pour écrire mes discours que pour réparer une machine à laver.» Elle adorait son directeur de cabinet, qui avait quitté un poste d'économiste à Bercy pour la suivre au ministère de l'Emploi, puis à Lille, puis au PS. Lui, lance toujours, sans l'ombre d'une hésitation : «Martine est l'amie qui compte le plus pour moi.» Aujourd'hui encore, ils se parlent «tous les jours». Mais il se dit émancipé de sa tutrice et se défend d'être son bras armé à l'Assemblée.
Coup de foudre. Grâce à Martine Aubry, Jean-Marc Germain a glissé d'une carrière de haut fonctionnaire à la politique. Par elle aussi, il a rencontré la femme de sa vie, Anne Hidalgo, en 1997. Ce fut le coup de foudre au ministère de l'Emploi, où tous deux conseillaient la nouvelle ministre («En seconde, je me suis dit que toute ma vie, je lutterai contre le chômage», raconte Germain, à gauche depuis toujours). La volontaire andalouse et le technocrate un peu déplumé avaient des points communs. Tous deux ont grandi dans des milieux modestes, à Lyon. Chacun, attendant son heure,




