Est-ce un simple répit ? Une rémission ? Une coïncidence fugitive ? La méthode Valls ? L’amorce d’un changement de climat ? Au fond des abysses où l’ont précipité l’opinion publique, les médias, son effarante politique de communication et les implacables statistiques du chômage et de la croissance, voilà que François Hollande retrouve quelques fragiles couleurs, qu’il recueille quelques modestes brindilles de satisfaction. C’est assez rare et assez neuf pour être relevé.
L’affaire Alstom s’achève plutôt bien. L’emploi est préservé, l’indépendance nucléaire est garantie, les activités d’avenir sont partagées, les centres de décisions sont verrouillés, le ferroviaire est consolidé. Certes, le pavillon devient américain, tout comme de grandes entreprises italiennes, belges, espagnoles, voire allemandes se trouvent désormais sous pavillon français. Tant pis pour la grande entreprise européenne, «l’Airbus de l’énergie», tant mieux pour les salariés : Alstom et General Electric sont complémentaires, quand Alstom et Siemens sont concurrents. Même si la prise de participation de 20% du capital par l’Etat apparaît comme un coûteux anachronisme, l’opération a été bien menée. Arnaud Montebourg s’en paonne et s’en glorifie, comme le coq d’Edmond Rostand. Le ministre de l’Economie s’est beaucoup dépensé, a bûché ses dossiers, beaucoup reçu, beaucoup consulté et travaillé de toutes ses forces à la solution Siemens - Mitsubishi. Le stratège n’a cependant pas cessé d’être Hollande et le choi




