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Analyse

Manuel Valls, l'écho du patronat

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Sur RMC-BFMTV comme dans «les Echos», le Premier ministre ouvre des brèches sur le terrain du social, au grand dam des syndicats.

Manuel Valls après la réunion du groupe PS à l'Assemblée, le 1er juillet. (Photo Sébastien Calvet pour Libération)
Publié le 02/07/2014 à 12h34, mis à jour le 02/07/2014 à 12h36

Pourquoi se priver ? Depuis qu'il est monté en première ligne sur les conflits des cheminots et des intermittents il y a quinze jours, Manuel Valls veut du «mouvement». Alors ce mercredi, au lendemain d'un vote large de sa majorité sur le budget rectificatif, le Premier ministre, bien conscient des rapports de force actuels, fonce sur le terrain — miné — du social.

D'abord, en annonçant dans les Echos le report partiel du compte pénibilité à 2016 — une mesure phare obtenue par les syndicats dans la réforme des retraites en contrepartie de l'allongement de durée de cotisation —, Valls donne ainsi gain de cause au patronat qui dénonçait dimanche dernier dans le JDD des décrets d'application «aujourd'hui inapplicables et coûteux». Le chef du gouvernement a enfoncé le clou ce mercredi matin sur RMC-BFMTV: «La pénibilité, c'est un droit nouveau mais c'est difficile à mettre en œuvre, donc expérimentons, montons en charge.»

Les patrons applaudissent. Les syndicats se désolent d'un nouveau recul. La CFDT parle même de «rupture de dialogue social». C'est dire. Matign

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