Après une majorité fracturée, des partenaires sociaux au bord de la crise de nerfs. Alors que doit s’ouvrir, lundi en début d’après-midi au palais d’Iéna à Paris, la troisième grande conférence sociale du quinquennat de François Hollande, la CGT et FO réservaient toujours leur réponse quant à un possible boycott. Ce n’est que ce lundi que les deux centrales syndicales doivent décider d’une participation totale ou partielle à cette grand-messe sociale qui sera clôturée, mardi après-midi, par le Premier ministre, Manuel Valls.
Vendredi, Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, avait précisé qu'il serait présent à la table ronde inaugurale en présence du président de la République, tout en menaçant de snober la journée de mardi. «Il n'est pas question de cantonner les syndicats dans un rôle de figuration», avait-il déclaré, avant de déplorer que le dialogue social «se soit détérioré dans le pays». Une saillie qui faisait suite à celle de Laurent Berger, le patron de la CFDT, qui avait déclaré la veille que le dialogue social «avait été rompu».
Cette montée en température intervient juste après la décision de Manuel Valls de reporter, comme le réclamait le patronat, la généralisation du compte pénibilité, une contrepartie négociée par les syndicats dans le cadre de la réforme des retraites. A l'Elysée, on reconnaît bien volontiers qu'au-delà des jeux traditionnels de posture, la situation est «tendue», et que le risque d'une politique de la




