Depuis le premier jour de son entrée à l'Elysée, François Hollande est convaincu d'une chose : il retrouvera Nicolas Sarkozy sur sa route en 2017. «S'il avait voulu se retirer de la vie politique comme Lionel Jospin en 2002, il l'aurait dit clairement le jour des résultats», a-t-il l'habitude de confier en privé. Ce soir-là, Nicolas Sarkozy avait justement pris grand soin de laisser entrouverte la porte à la possibilité d'un retour. En septembre, à l'occasion d'un déplacement en province, François Hollande se retrouve à discuter avec un de ses proches à l'arrière de sa voiture. La conversation roule sur Sarkozy. L'ami explique que, selon lui, le retour de l'ex-candidat de la France forte est impossible. «On ne revient pas à une telle fonction quand on a perdu une fois. Le peuple ne se déjuge pas», glisse-t-il. Hollande lui répond : «Peut-être, mais il a été battu jeune.» Donc il aura envie de revenir. Il le dit à ses visiteurs. Giscard a perdu, et a tout fait pour se relancer. Sarkozy fera la même chose. «Il n'est pas disqualifié par l'âge», a-t-il confié en privé. Et comme il ne croit pas à la détermination d'un François Fillon et qu'Alain Juppé aura 71 ans en mai 2017…
Ce scénario n'est pas pour déplaire à François Hollande. Bien sûr, il répète à qui veut l'entendre que cela lui est «totalement indifférent» et que ce n'est pas du tout «son sujet du moment». «Si on était en 2016, je ne dirais pas la même chose, mais a




