Dans les cérémonies officielles, tel le défilé du 14 Juillet, il est toujours à deux pas du Président, en gants blancs et coiffé de son képi de général cinq étoiles (le sommet de la hiérarchie militaire). Une position qu’il affectionne particulièrement : au plus près du chef des armées, mais dans une semi-pénombre. En tant que chef d’état-major particulier du Président («CEMP»), le général Benoît Puga est d’une discrétion absolue. Mais, loin d’être une contrainte pour un homme qui tient à distance les médias, c’est une liberté qui renforce le halo de mystère qui entoure cette personnalité complexe.
Nommé à ce poste stratégique de conseiller militaire du chef de l’Etat par Nicolas Sarkozy en mars 2010, il y a été confirmé par François Hollande à son arrivée à l’Elysée, et récemment prolongé jusqu’à l’an prochain. Au grand dam du ministère de la Défense, qui réclamait sa tête. De quoi intriguer et nourrir tous les fantasmes sur sa relation avec le chef de l’Etat. Car les deux hommes évoluent dans des galaxies situées à des années-lumière. Du moins a priori.
Qui est Benoît Puga ? Il y a d'abord son CV, sans doute l'un des plus étoffés de l'institution militaire. Né en 1953 à Saint-Mandé, près de Paris, au sein d'une famille de militaires traditionalistes, Puga choisit l'infanterie au sortir de Saint-Cyr. Et atteint vite son objectif : rejoindre les rangs des paras, au sein du 2e REP (régiment étranger de parachutistes), basé à Calvi, avec lequel il va enchaîner les mis




