«Nous n'allons pas attendre et nous n'avons pas tout essayé.» Changement de ligne d'une politique fondée sur 40 milliards d'euros de baisse des charges des entreprises et 50 milliards de coupes dans la dépense publique ? Pas question. Le «nous n'avons pas tout essayé» est relatif au chômage, à ces 5 millions de sans-emploi (total ou partiel) formant une courbe ascensionnelle que le chef de l'Etat a reconnu ne pas avoir infléchie. «J'avais dit qu'on allait inverser la courbe du chômage…» Et puis ? «Et puis ce n'est pas venu.» Pas plus que la reprise économique censée être là depuis un an, mais qui s'avère «trop fragile, trop hésitante, trop vulnérable». Pour que «ça vienne», en dépit de récents signes déprimants (comme la rechute de la production industrielle), Hollande campe sur son «pacte de responsabilité». Dont la cote ne s'avère ni taillable ni modifiable. En réponse à ceux qui, à gauche ou parmi les partenaires sociaux, brocardent une offrande gratuite aux entreprises, il intime aux patrons : «Maintenant, c'est à vous de marquer votre confiance.» Tout en prenant soin de rappeler son désir de «simplification» du code du travail et d'évoquer à nouveau la remise en cause des seuils sociaux dans les entreprises. Gros effort pour les firmes confirmé, petit coup de pouce fiscal pour les ménages renouvelé. Après un geste pour 3,2 millions de foyers modestes (pour 1,16 milliard d'euros), le locataire de l'Elysée compte ainsi
L’obstinée courbe du chômage
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Publié le 14/07/2014 à 20h06
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