«Israël a droit à sa sécurité, Israël peut se défendre s'il est attaqué, mais en même temps, il doit avoir de la retenue, de la réserve. […] Il faut très rapidement, tout de suite, un cessez-le-feu», a affirmé François Hollande, rappelant aussi que «la France veut un Etat palestinien à côté d'Israël». Une synthèse où le Président reprend le thème du droit d'Israël à l'autodéfense mais aussi l'urgence de bloquer l'engrenage vers la guerre ainsi que la position traditionnelle de la diplomatie française sur l'Etat palestinien. Un rappel d'autant plus nécessaire que les évidentes sympathies pour l'Etat hébreu montrées par le président français depuis son élection irritent une partie du PS comme du Quai d'Orsay. A l'automne 2012, l'Elysée avait ainsi voulu s'abstenir lors du vote à l'ONU pour l'admission de la Palestine comme Etat observateur avant de se ranger finalement au oui que prônaient le ministère des Affaires étrangères et nos principaux partenaires européens. Mercredi, un communiqué de l'Elysée après la conversation du Président avec Benyamin Nétanyahou avait fait grincer quelques dents affirmant qu'«il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population». Le Président a par ailleurs tenu à rappeler que le conflit israélo-palestinien «ne [pouvait] pas s'importer» en France, au lendemain de heurts à Paris à l'issue d'une manifestation de soutien aux Palestiniens et à Gaza (lire page 15)
Très compréhensif envers Israël
Réservé aux abonnés
ParMarc Semo
Publié le 14/07/2014 à 20h06
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus