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Libération
Enquête

François Hollande, illico texto

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Le Président, accro aux SMS, n’hésite pas à en user auprès des ministres. Quitte à bousculer le protocole.

François Hollande, en mars 2012 à Brive (Corrèze), lors de la campagne présidentielle. Pas encore à l’Elysée mais déjà collé à son portable. (Photo Marc Chaumeil)
Publié le 20/07/2014 à 19h36, mis à jour le 21/07/2014 à 12h17

Ce vendredi 4 avril au matin, le nouveau gouvernement Valls a rendez-vous au salon Murat du palais de l'Elysée pour son tout premier Conseil des ministres. Ils sont seize autour de la table. Seize pour incarner ce «gouvernement de combat», dont la mission principale est de faire oublier le temps des couacs de l'ère Ayrault. François Hollande entre. Un silence solennel s'installe. Le Président prend la parole. Et annonce… l'interdiction des portables en Conseil des ministres. «Il faut en finir avec les comportements addictifs, dit en substance le chef de l'Etat, nous devons être concentrés sur ce que nous avons à faire.» Les intimes du Président n'en croient pas leurs oreilles. Hollande, l'accro du portable, le junkie du texto, qui ose dénoncer le comportement «addictif» de ses ministres… «On a tous eu un fou rire intérieur», se souvient un participant. Désormais, les ministres devront déposer leur téléphone dans un petit meuble gris (qui sera ensuite recouvert d'un velours rouge), situé à l'entrée de la salle du Conseil. Tous, sauf le Président. Lui le laisse dans son bureau en mode recharge ou le garde dans sa poche. Privilège de la fonction.

Numéro. Cela ne fait aucun doute pour personne : le premier visé par cet oukase est le chef de l'Etat lui-même. Car Hollande est un fanatique de la première heure du SMS. C'était vrai quand il était premier secrétaire du PS. Encore vrai quand il était candidat. Et toujours vrai dep

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