Secrétaire d'Etat à la famille, Laurence Rossignol recevra «après le 15 août» les personnalités de gauche dont Sylviane Agacinski, Marie-George Buffet, Jacques Delors, Lionel Jospin, signataires de lettre publiée le 14 juillet dans Libération demandant à François Hollande de s'opposer à l'admission des contrats de mères porteuses (lire ci-contre). Elle livre les axes de la politique du gouvernement sur la GPA.
Allez-vous contester l’arrêt de la CEDH qui demande à la France de reconnaître les enfants nés de GPA à l’étranger ?
Nous ne ferons pas appel de cette décision car elle est conforme à l’esprit humaniste français. Les enfants ne doivent pas être pénalisés du mode de conception, même contestable, choisi par leurs parents. C’est une évolution progressiste qui s’inscrit dans la continuité du code civil qui ne fait plus de différence entre enfants légitimes, naturels, adultérins. Il est donc juste que les enfants nés de GPA bénéficient de la même sécurité juridique que les autres. Ce qui est en jeu, c’est bien l’intérêt supérieur de l’enfant, pour reprendre une notion souvent avancée.
Pour les anti-GPA, cette reconnaissance juridique risque d’encourager le recours aux mères porteuses…
Sécuriser juridiquement les enfants ne signifie pas légitimer la GPA. Le gouvernement est favorable à une application




