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Libération

La diplomatie au point mort

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Publié le 07/08/2014 à 20h06

Il y eut d’incontestables succès, comme l’opération «Serval» au Mali, transformée début août en opération «Barkhane» pour assurer la sécurité dans la zone sahélienne. Celle en République centrafricaine, malgré les difficultés, a évité le pire. Mais si Paris continue à rester crédible sur le terrain africain, la politique étrangère - domaine réservé du chef de l’Etat selon la Constitution - n’en patine pas moins sur les dossiers les plus chauds du moment.

Dans la crise ukrainienne, les autorités françaises restent engluées dans la «mistralisation», selon le néologisme forgé par la présidente lituanienne, Dalia Grybaukaite, qui, comme nombre de partenaires européens et américains, s'indigne de la prochaine livraison à la Russie du premier de ces porte-hélicoptères. Certes, les sanctions européennes décidées il y a une semaine ne concernent en matière d'armement que les contrats à venir, mais l'Allemagne n'a pas hésité, pour montrer l'exemple, à annuler un accord pour la construction d'un camp d'entraînement militaire. Ainsi Paris n'est guère audible dans cette crise, la plus grave depuis la fin de la guerre froide, entre les Occidentaux et le Kremlin.

Tout aussi confuse a été la voix de la France dans la crise de Gaza, où il aura fallu attendre plus de 1 800 morts et la troisième attaque d'une école de l'ONU pour que Hollande, lors d'une commémoration de la Grande Guerre à Liège, appelle l'Europe à sortir de sa torpeur «face aux massacres». Après avoir d'abord

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