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Les coups de chaud du Président

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Economie en berne, diplomatie enrayée et majorité vent debout : la «pause» estivale de François Hollande s’annonce chargée.

François Hollande lors des commémorations de la Grande Guerre Wattwiller, le 3 août. (Photo Fred Dufour. AFP)
Publié le 07/08/2014 à 20h06

Dépression au-dessus de la Lanterne. Il n'y a pas que la pluie qui tombe drue ce jeudi sur le pavillon de chasse jouxtant le château de Versailles, où François Hollande passe ses dix jours de «pause» faute d'assumer de vraies vacances. «Il pleut sur les gens mouillés» comme on dit, et le Président accumule les revers estivaux. Un véritable «augustus horribilis» avant un mois de septembre qui s'annonce encore plus noir. Manuel Valls n'a-t-il pas prédit vendredi «une rentrée difficile en matière de conjoncture économique», avec un «risque de déflation réelle» ?

Gifle. Ce brusque changement de ton après l'optimisme présidentiel un peu forcé du 14 Juillet, Hollande l'a lui-même accrédité en appelant lundi Angela Merkel à l'aide pour que l'Allemagne investisse «davantage en Europe». Façon habile de préparer les Français à la litanie de chiffres négatifs qui arrivent : le 14 août, l'Insee donnera son indice de prévision de croissance pour 2014, qui devrait tourner autour de 0,7%, et l'horizon de l'inversion de la courbe du chômage ne cesse de reculer. Pire, alors qu'il a nommé Valls à Matignon parce qu'il «met de l'efficacité et de la rapidité», les «sages» du Conseil constitutionnel ont retoqué LA mesure de solidarité du pacte de responsabilité qui devait allouer 500 euros supplémentaires par an aux salariés modestes.

Cet été pourri a commencé par la gifle infligée par son ex-rivale de la pr

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