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TRIBUNE

Soldes d’été : l’écologie politique au rabais ?

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par Elise Lowy, Conseillère régionale de Basse-Normandie, Sergio Coronado, Député (EE-LV) des Français établis hors de France, Karima Delli, Eurodéputée, Europe Ecologie-les Verts, Julien Bayou, porte parole EELV, initiateurs de la pétition «Non, pas Toubon !». et Jacques Boutault, Maire du IIe arrondissement de Paris
publié le 20 août 2014 à 18h06

Certains responsables d'Europe Ecologie-les Verts croient leur heure venue. A coups d'interviews, de textes, de déclarations, comme autant d'armes de division massive, ils tentent de miner les fondements de notre mouvement. Dernière salve en date : la création d'un club qui appelle à un regroupement centriste. L'objectif à peine voilé est d'organiser les soutiens écologistes au «projet» social-libéral du président de la République. C'est d'ailleurs ce que défend une tribune de Jean-Vincent Placé, Jean Desessard et François de Rugy publiée sur Libération.fr . Ce processus s'inspire, vingt ans après, d'un épisode de division qui faillit être fatal à l'écologie politique en France. A l'époque, autour de Brice Lalonde, soutenu par François Mitterrand et Michel Rocard, un rassemblement de personnalités hétéroclites avait débouché sur la création de Génération Ecologie. L'écologie politique en avait été fracturée. Il fallut des années d'abnégation militante pour que les Verts finissent par s'imposer et pour que l'écologie politique choisisse enfin sa stratégie.

Aujourd’hui, la même manœuvre est en cours. Autour de Jean-Luc Bennhamias et de son Front démocrate, écologiste et social, et de quelques dirigeants d’Europe Ecologie-les Verts, une dynamique «centriste» s’affirme dans la foulée du départ précipité des ministres écologistes du gouvernement. Ce dé