Après la claque reçue au printemps dernier lors des élections municipales, et sur fond de sondages désastreux pour l'exécutif, le Parti socialiste voit poindre avec anxiété ces sénatoriales. Depuis les élections intermédiaires de 2011, la gauche est en effet majoritaire dans la Chambre haute, même si sa fragile alliance s'est souvent décousue sur plusieurs votes stratégiques. Mais trois ans après, le Sénat doit refermer cette parenthèse et rebasculer à droite lors du scrutin de ce dimanche. Et cela pourrait se jouer à quelques sièges.
Une élection particulière
Les élections sénatoriales du 28 septembre prochain vont permettre d’élire 179 sénateurs sur 348 dont une élection partielle en Mayenne où Jean Arthuis, élu en 2011, a laissé son siège suite à sa victoire lors des élections européennes.
Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par de grands électeurs : députés, sénateurs, conseillers généraux et régionaux mais surtout des délégués des conseils municipaux. Ces derniers représentent d’ailleurs 95% du collège électoral. Pour cette élection, 87 534 grands électeurs sont appelés à voter. Le vote est o




