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Décryptage

La majorité peut-elle conserver le Sénat en septembre ?

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Publié le 08/09/2014 à 20h06

Le PS voit poindre avec anxiété les élections sénatoriales du 28 septembre. La droite pourrait regagner une majorité perdue en 2011.

La droite peut-elle reprendre le Sénat ?

Le 30 mars, le PS perdait sèchement les élections municipales, notamment dans les villes de plus de 9 000 habitants. Problème, ces villes fournissent le plus fort bataillon de grands électeurs, qui choisissent les sénateurs.

«Nous sommes dans une situation de challenger, admet Christophe Borgel, chargé des élections au PS. Nous attendons les listes définitives, parce que la droite part divisée dans certaines circonscriptions.» D'après ses calculs, dans la moitié du Sénat élue en 2011 (et qui reste donc en place), le bloc de gauche possède une avance de 20 sièges. «Ils doivent donc l'emporter par plus de 20 sièges d'écart dans cette seconde série. C'est l'UMP qui remet le plus de sièges en jeu, donc ils ont plus à perdre que nous», calcule Christophe Borgel. Sur les 179 sièges à renouveler, 82 appartiennent au bloc de gauche (au sens large) et 97 sénateurs sont dans l'opposition.

Quel est le mode de renouvellement des sénateurs ?

Les élections sénatoriales du 28 septembre vont permettre à 87 534 grands électeurs de choisir 179 sénateurs sur 348. Une loi voté en 2003 a réformé en profondeur ce scrutin. Exit les mandats de neuf ans. Place, désormais, aux mandats de six ans, avec une élection tous les trois ans qui renouvelle la moitié de l’hémicycle.

Quel bilan pour le Sénat de gauche ?

La victoire de la gauche avait suscité beaucoup d’espoirs, qui n’ont pas été suivis d’effets. Contrairement à l’Assemblée nati

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