«Je ne laisserai rien paraître», a répété François Hollande à ses collaborateurs. A certains de ses proches, qui espéraient qu'il profite de sa quatrième conférence de presse pour dire (un peu) aux Français ce qu'il a dans le ventre, le chef de l'Etat a été clair : il ne mettra pas un pied sur le terrain personnel. Trop glissant. «Il l'a fait dans son interview au Nouvel Observateur [pour répondre aux accusations contenues dans le livre de Valérie Trierweiler, ndlr], il n'a pas l'intention d'y revenir», confie un collaborateur. Emporté dans le siphon d'une crise personnelle et politique d'une violence inédite, Hollande a, en réalité, beaucoup plus à sauver que sa propre image. «Il faut restaurer la fonction présidentielle, dit-on au sommet de l'Etat. Le processus de déprésidentialisation s'accélère dangereusement. Avec une cote de popularité à 13%, le système est en train de se fissurer.»Hollande sait qu'il doit, au plus vite, éteindre cette petite musique entêtante d'une France au bord d'une «crise de régime».
Mercredi, au lendemain du (petit) vote de confiance au discours de politique générale de Manuel Valls, le Président a profité du Conseil des ministres pour affirmer qu'il avait désormais «le temps» pour «changer les choses», puisqu'«il y a maintenant une majorité» pour soutenir le gouvernement.
Entendus. L'entourage du chef de l'Etat n'a pas d'autre choix que de




