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Analyse

Entre les lignes du discours présidentiel...

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François Hollande lors de sa conférence de presse, le 18 septembre à l'Elysée. (Photo Sébastien Calvet)

François Hollande a tenu sa quatrième conférence de presse ce jeudi à l’Elysée. Ce qu’il faut en retenir.

Garder le cap, et sa majorité à l’Assemblée

Désormais c'est clair : si la majorité fait défaut à Valls et son gouvernement, ce sera la dissolution. Pas le changement de «ligne» incarné par un nouveau - ou nouvelle - Premier ministre. Jeudi, François Hollande a été clair : «S'il n'y avait pas eu la confiance [mardi], le peuple aurait été app elé à renouveler l'Assemblée nationale.» Sauf qu'il manque désormais les écologistes et une trentaine de socialistes, tombés durablement dans l'abstention lorsqu'il s'agit de se prononcer sur les questions économiques et budgétaires. «L'Assemblée a donné sa confiance au gouvernement, a-t-il répondu. Cette majorité peut être plus large. Tous les concours sont les bienvenus, y compris les propositions de l'opposition, pas seulement les critiques.» Et le Président de regretter «le défaut majeur de la France […], cette incapacité de dialoguer». «Dans la plupart des pays européens, il y a des chefs de gouvernement avec de larges coalitions. Ici, ça n'est pas dans nos traditions», a-t-il ajouté.

Compte-t-il à l'avenir se tourner davantage vers le centre ? «Il ne faut pas aller dans cette direction, a repoussé Hollande. Il y a une majorité, elle n'a pas besoin de changer.» Par «majorité plus large», il entend donc laisser la porte ouverte aux frondeurs et aux écologistes qui risquent de le fragilis

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