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Myriam El-Khomri. Son nouveau pari

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Pragmatique et optimiste, la secrétaire d’Etat à la Ville, benjamine du gouvernement, a fait ses premières armes à la mairie de Paris.

Myriam El-Khomri, secrétaire d'Etat à la Ville, à Paris le 2 septembre. (Photo Roberto Frankenberg)
Publié le 07/10/2014 à 17h06

Ce jour de remaniement, elle achetait des chaussures en promotion au BHV, quand son portable a sonné. Dans le vacarme des annonces commerciales, elle captait un mot sur deux. C'était Manuel Valls : «Je te passe le Président.» François Hollande : «Un sujet… important… il va falloir beaucoup travailler.» Difficile de dire non, dans de telles circonstances, surtout lorsqu'on s'attend à tout, sauf à devenir secrétaire d'Etat à la politique de la Ville. Au journal de 20 heures, Valls a écorché son nom. La nuit suivante, Myriam el-Khomri n'a pas fermé l'œil. «Je n'aime pas quand tout va hypervite, on ne maîtrise rien», confie-t-elle. Née quelques jours après Najat Vallaud-Belkacem, elle est la benjamine du gouvernement.

Juste après le coup de fil du BHV, Anne Hidalgo reçoit un appel dans son vaste bureau de l'Hôtel de Ville. Manuel Valls encore. François Lamy, qui a déjà fait le job sous Jean-Marc Ayrault, a refusé. Le Premier ministre cherche des «visages nouveaux» pour remplacer «Najat» et pense à Myriam, son adjointe à la Sécurité, la Politique de la ville et l'Intégration. La maire de Paris fait la grimace. Myriam el-Khomri, son «shérif», son alliée dans les quartiers sensibles, est un pilier de la mairie. Porte-parole de sa campagne, enceinte jusqu'aux yeux, elle a fait un boulot parfait. Anne Hidalgo s'attendait à voir partir un membre de son équipe, mais pas Myriam el-Khomri, plus connue à Paris qu'au PS, identifiée à auc

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