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Du Sarkothon à Bygmalion, le boulet de la campagne de 2012

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L’UMP n’en finit pas de payer les pots cassés de la présidentielle, à l’origine de plusieurs affaires.

27 mai 2014, Jean-François Copé démissionne de la présidence de l'UMP dans le sillage de l'affaire Bygmalion. (Photo Fred Dufour. AFP)
Publié le 09/11/2014 à 19h56

La dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy n’en finit pas de semer la zizanie à l’UMP. Déjà embourbé dans l’affaire Bygmalion, le parti de droite est aujourd’hui confronté à un autre dossier : le règlement des pénalités infligées à son candidat suite au dépassement du plafond légal. Les juges financiers enquêtent actuellement sur la façon dont cette amende a été réglée par l’UMP en lieu et place de Nicolas Sarkozy. De nouvelles révélations laissent supposer que François Fillon aurait cherché à accélérer cette enquête en sollicitant directement l’Elysée. Retour sur deux ans de rebondissements.

21 décembre 2012

Les comptes retoqués

Les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy sont rejetés par la Commission nationale des comptes et des financements politiques (CNCCFP). En cause : le dépassement par le candidat du plafond des dépenses autorisées suite à la réintégration de frais indûment payés par l’Elysée. L’ex-président est alors tenu de restituer à l’Etat deux sommes distinctes. D’une part les 153 000 euros dont il a bénéficié en tant que candidat. D’autre part les 363 615 euros dus au Trésor public, soit le montant du dépassement des dépenses. Au total, Sarkozy doit donc rembourser personnellement 516 615 euros. Il formule aussitôt un recours auprès du Conseil constitutionnel.

4 juillet 2013

Le lancement du Sarkothon

Le Conseil constitutionnel confirme le rejet des comptes de campagne de Sarkozy. Cette mesure, sans précédent pour un ancien président, prive mécaniquement l'UMP du remboursement par l'Etat de 10,6 millions d'euro

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