Le FN de Marine Le Pen, dont la bienveillance à l’égard de la Russie de Poutine est une constante, a-t-il trouvé un soutien financier au Kremlin ? Tel le Parti communiste français au siècle dernier. La question se pose depuis que Mediapart a révélé samedi que le parti d’extrême droite avait obtenu en septembre un prêt de 9 millions d’euros auprès de la modeste First Czech Russian Bank (FCRB), basée à Moscou. Deux millions ont déjà été débloqués.
Deal. Ce prêt n'a rien d'illégal - il ne s'agit pas d'un don, ce qui le soustrait d'ailleurs au contrôle de la Commission nationale des financements politiques -, mais son origine met sur la table la question de l'ingérence d'une puissance étrangère dans la vie politique française. D'autant que la FCRB est «de facto entre les mains d'un ancien cadre bancaire de l'Etat» russe, Roman Yakubovich Popov, assure Mediapart. Le site rappelle au passage que, dans les années 90, c'est pour un prêt fictif auprès d'une banque italienne que les dirigeants du Parti républicain ont été condamnés pour «blanchiment» en 2004.
Si le FN n'a pas respecté sa «préférence nationale», ce serait faute de réponse positive en France mais aussi en Espagne et aux Etats-Unis. «Est-ce que les banques sont frileuses depuis que Nicolas Sarkozy a triché lourdement avec ses comptes de campagne ? Ou est-ce que c'est un traitement qui nous est réservé, au FN ?» s'est interrogée Marine Le Pen dans C Politi




