C’est peu de dire que le résultat des élections à l’UDI a laissé François Bayrou de marbre. Si le président du Modem, à mots couverts, avait laissé percer sa préférence pour Hervé Morin, son porte-parole de la campagne présidentielle de 2007, la victoire de Jean-Christophe Lagarde, autre porte-parole de la même campagne, ne change pas la donne pour le maire de Pau.
Au nom d'une logique simple qu'il décrit depuis des années, le Béarnais se considère d'ores et déjà comme le seul candidat centriste crédible pour 2017. «Pour François Bayrou, les institutions de la Ve République sont implacables. Un parti existe quand son président est présidentiable. Le statut du parti dépend du statut de son président. Rien de plus simple», résume un de ses proches. Pour Bayrou, l'affaire est entendue : le nouveau patron des centristes de l'UDI n'a pas les épaules assez larges pour se lancer dans le prochain grand prix de l'Elysée.
Panache. Officiellement, François Bayrou se dévoue corps et âme à la ville d'Henri IV. Mais le candidat centriste à la présidentielle en 2007 et 2012 n'a pas renoncé à 2017. L'ex-rival de Nicolas Sarkozy, qui avait appelé à voter François Hollande entre les deux tours, a affiché son soutien à Alain Juppé. «Mais si Juppé venait à renoncer ou s'il était battu lors de cette primaire, François Bayrou pourrait être amené à revoir sa position», confie un proche. Et donc à être candidat tout seul, face à celui




