C'est ce mercredi que le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement dans l'affaire qui oppose le vice-président du Front national au magazine Closer. Florian Philippot a porté plainte contre l'hebdomadaire people après la publication par le magazine d'une série de photos le montrant accompagné d'un homme présenté comme «son ami» et titrée «Oui à l'amour pour tous !». Le député européen d'extrême droite a réclamé 50 000 euros de dommages et intérêts pour violation de sa vie privée, ainsi que 5 000 euros de frais de justice, la suppression du sujet sur le site de Closer, et la publication du jugement en couverture.
Derrière ce procès contre ce qu'il qualifie de «presse torchon», c'est «l'américanisation de la vie politique française» que l'élu FN prétend combattre. L'avocate de Closer, Me Delphine Pando, a pourtant plaidé la contribution au débat d'intérêt général lors de l'audience qui s'est déroulée lundi matin devant le juge des référés.
De son point de vue, la révélation de cette information était justifiée, car d'utilité publique, pour mieux comprendre les prises de position du FN sur le mariage pour tous. Une défense inspirée de celle d'Octave Nitkowski, l'étudiant qui avait révélé l'homosexualité de Steeve Briois dans son livre sur le FN. Traîné devant les tribunaux, il avait obtenu gain de cause, la cour d'appel de Paris ayant statué que ce renseignement «apportait une contribution à un débat d




