Menu
Libération
vu sur le web

#LoiMacron, la campagne de com loupée

L'illustration, diffusée sur les réseaux sociaux, déplaît. Ce n'est pas la première fois que la com du gouvernement commet des maladresses.

Capture d'écran du dessin de Louison. (DR)
Publié le 20/02/2015 à 11h46

Après que le gouvernement a fait adopter au chausse-pieds la loi Macron, en première lecture à l'Assemblée jeudi, son service de communication a diffusé une infographie assez maladroite. Le texte y est présentée comme «un coup de jeune pour notre société» et le dessin qui l'agrémente représente un pot de crème de beauté, estampillé «Loi Macron, formule enrichie», qui doit être «appliquée tous les jours».

Chaque jeudi, la dessinatrice Louison réalise cette infographie «le hashtag du jeudi», en lien avec l'actualité du gouvernement, sans qu'il n'y ait généralement grand-chose à y redire. Cette fois, la campagne est mal passée sur Twitter, où elle a indigné (notamment des notaires, farouches opposants au texte), étonné, agacé, ou été moquée. Et les parodies n'ont pas tardé à fuser.

La loi Macron semble décidemment être un casse-tête pour la com du gouvernement, qui avait déjà fait preuve d'une certaine maladresse en publiant une vidéo explicative de l'action de Manuel Valls, mettant en scène un personnage animé style super-héros qui pouvait facilement passer pour le Premier ministre.

Au rayon «com audacieuse», on citera aussi la websérie Coulisses, dont les épisodes 1 (avec Stéphane Le Foll) et 2 (avec Thierry Mandon) sont sortis en octobre puis en février, qui met en scène le quotidien des ministres. Séquences de réunions de travail ou sur le terrain, interview dans la voiture (à Thierry Mandon grignotant un sandwich, on demande benoîtement : «Ça vous arrive souvent de manger dans la voiture, comme ça ?»), sont autant d'occasion de souligner le boulot du ministre et de vanter sa méthode. Le tout agrémenté d'une petite musique de cinéma, parce que quand même, une réunion de porte-parolat, c'est un peu chiant, et que le résultat est loin, très loin, d'House of Cards, même si Franck Underwood décidait de devenir «normal».

Dans la même rubrique