Ce n’est pas une surprise, mais le second tour des départementales, dimanche, est venu le confirmer. Avec un scrutin binominal à deux tours, les départementales proposaient en quelque sorte 2 054 miniprésidentielles simultanées dans 2 054 cantons. Conséquence : on peut faire un gros score à l’échelle nationale mais n’avoir absolument aucun élu, et vice-versa.
Le FN l’a vérifié dimanche. Alors qu’il a rassemblé près de 22% des voix au second tour, le parti de Marine Le Pen n’a obtenu que 62 élus (66 avec les listes d’extrême droite), soit moins de 2% des sièges en jeu. A l’inverse, la droite a bénéficié de ce petit jeu (45% des voix, près de 60% des élus), de même que la gauche non socialiste (PCF, Front de gauche, EE-LV), qui récolte 14% des sièges départementaux en n’obtenant que 7% des suffrages.




