Dernière chance ce week-end d'aller adopter un animal domestique : la SPA, qui fête cette année ses 170 ans (voir ici comment fêter ça), organise des journées d'adoptions dans ses 60 refuges et maisons, où près de 9 000 animaux attendent un maître, une famille, une structure capable de les accueillir. Sont présentés chiens et chats, évidemment, mais aussi les Nac (Nouveaux animaux de compagnie, tellement répandus qu'ils ne sont plus très nouveaux), lapins, hamsters, et autres gerbilles. Pour tenter de sensibiliser les humains à cette triste affaire, la Société a fait appel à une photographe installée aux Etats-Unis, Sophie Gamand, auteur d'attendrissants (mais pas nunuches) portraits de toutous et de petits chats trop mignons dans des situations évidemment touchantes.
Le problème, rappelons-le, n’étant pas d’être ému par une bête et de la vouloir, là tout de suite, à la maison, mais de la garder pour la quinzaine d’années de vie de la bête, avec les frais qui en découlent (l’auteur de ces lignes a ainsi déboursé 1 550 euros pour un des chats qui avait avalé la ficelle du rôti, sans compter les 800 euros de celui qui s’est fait tirer comme un lapin par des chasseurs, sans compter les puces rouges des poules, la stérilisation et les vaccins, les boîtes et les graines de tout le monde, etc.) C’est le budget d’une petite république.
«En toute conscience»
Entre juin et août, près de 4 000 animaux ont été recueillis par la SPA. Avec des abandons en hausse et des adoptions plus rares, les refuges de la SPA ont atteint leur capacité d'accueil maximale : près de 45 000 animaux sont hébergés chaque année dans la soixantaine de refuges. Rappelons que la France détient le record en termes de foyers avec des animaux domestiques. Plus de la moitié d'entre nous ont en effet au moins un pet, mais le pays détient aussi la palme européenne en termes d'abandons : chaque année, environ 100 000 bêtes sont oubliées «sur le bord de la route» (c'est une image).
Pour contrer cette réalité, la SPA entend essayer de cibler davantage les adoptions. Il faut que le profil de l'animal cadre avec celui de l'adoptant : «Si un animal peut apporter à son maître un amour infini et une fidélité à toute épreuve, quelles que soient les circonstances, alors son maître doit s'engager en toute conscience pour y répondre durablement», précise Natacha Harry, présidente bénévole, sur le site de l'organisation.
Ce week-end de portes ouvertes est donc l'occasion pour la SPA de mettre en avant l'adoption responsable. A chaque fois qu'une personne recueille un animal, l'association veille à ce que cet engagement soit mûrement réfléchi, et que toutes les conditions matérielles et affectives soient réunies pour une adaptation réussie. Il y a même une charte de l'adoptant, à consulter ici avant de s'engager pour la vie (de l'animal).




