Ils ne sont pas venus seuls. Les salariés d'Air France convoqués au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) étaient accompagnés de centaines de manifestants, mercredi. Cinq d'entre eux sont poursuivis pour violence, et dix pour détérioration de biens d'autrui. Etre jugé «pour avoir fait sauter un cadenas, c'est hallucinant», dit Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT à Air France. Et la chemise du DRH partie en lambeaux le 5 octobre, à l'origine, entre autres, de ces convocations ? Les preuves à charge n'existent pas, assure-t-on du côté des prévenus. «Les vidéos ne montrent rien.» La juge a renvoyé l'audience au 27 mai : elle ne veut pas décider seule. «Ce dossier a vocation à être jugé en audience collégiale et non avec un juge unique, afin de permettre des débats sereins.»Photo Julien Daniel. MYOP
Air France : audience renvoyée au mois de mai pour les «déchireurs de chemise»
Publié le 02/12/2015 à 20h06
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