Depuis 2009, il existe sur France 3 un jeu qui, selon Wikipédia, a «triplé l'audience de la case horaire de la chaîne en à peine deux ans». Ce jeu, c'est Slam. Comme son nom ne l'indique pas, il regroupe les deux passions du public cible de la chaîne : les mots fléchés et un animateur qui paraît dix ans de moins. Slam, c'est Cyril Féraud et son ascension fulgurante dans le cœur des retraité-e-s qui ne juraient que par Laurent Romejko, après avoir lâchement abandonné Julien Lepers dès l'apparition de ses premières rides, vers 63 ans. A 30 ans, le physique d'un étudiant en Staps qui vient de passer son Bafa, Cyril Féraud, c'est la promesse de l'endurance, la fraîcheur de la jeunesse. A l'aise en jean-polo dans un jeu aux règles obscures, cet ancien de Disney Channel enchaîne des questions dont la formulation est si tordue qu'elles forcent l'admiration du père Fouras lui-même. Mais celui qui, de son aveu, «provoque l'hystérie chez les mamies» en faisant «deviner chaque jour la couleur de (son) caleçon» l'a compris : sur France 3, peu importe le concept tant que l'animateur a l'œil qui frise autant qu'une septuagénaire qui revient de chez le coiffeur.
Critique
Slam défrise
Publié le 09/12/2015 à 18h06
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