François Molins veut accroître les pouvoirs du parquet. Auditionné ce mercredi par la commission des lois du Sénat, le procureur de Paris a appelé à «tirer les conséquences de la loi sur le renseignement», a-t-il dit à Public Sénat. Il souhaite notamment que le parquet puisse recourir aux sonorisations de lieux ou de véhicules, ou à l'usage d'Imsi-catchers, ces appareils qui interceptent les échanges sur téléphone mobile en imitant les antennes-relais. Les services de renseignement ont le droit de les utiliser depuis cet été mais ils ne figurent pas, sur le papier, dans l'arsenal des magistrats. Les sonorisations, elles, ne sont pas autorisées dans une enquête préliminaire ou de flagrance, mais le sont dès lors qu'une information judiciaire est ouverte : la demande n'est donc pas simple affaire de moyens, mais questionne aussi la place du juge d'instruction dans les affaires de terrorisme.
Des oreilles pour le parquet ?
Publié le 10/12/2015 à 19h06
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