«Samedi 14 novembre. Il est 18 heures, c’est l’heure de ma répète à Saint-Denis, à côté du Stade de France. Je suis en voiture avec mon père, et là, on constate les dégâts de la veille. A ma droite, le McDo fermé et, par terre, du sang, des bouts de verre, des douilles et du sable. Plus loin, je vois plusieurs camions de pompiers, de police et même des scientifiques habillés en blanc. J’ai une impression bizarre. Je suis tellement choquée par la situation que pour moi, c’est du fake. Je décide de sortir de la voiture pour voir de plus près, mais les policiers me disent de remonter dedans. La ville est vide, déserte. J’ai l’impression que c’est la fin du monde. J’ai l’impression que je vais mourir à mon tour. Le ciel est tout noir, les voitures ne roulent presque plus, les lumières sont éteintes. C’est la première fois que je vois la ville comme ça.»
Témoignage
Julie, 16 ans «Je suis tellement choquée que pour moi, c’est du fake»
Publié le 14/12/2015 à 17h36
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