C'est une «incitation», une solution par défaut «en attendant des jours meilleurs». Ce mardi, Zvi Ammar, le président du consistoire de Marseille, a appelé les Marseillais de confession juive à ne plus porter leur kippa dans la rue. Au lendemain de l'agression à la machette d'un professeur juif par un adolescent se réclamant de l'Etat islamique, le représentant de la communauté a estimé qu'il fallait envisager de «se cacher un peu». «Malheureusement pour nous, on est ciblés : dès qu'on est identifié, qu'on est juif, on peut être agressé et même risquer la mort. Devant la gravité des événements, il faut prendre des décisions exceptionnelles», a-t-il dit, ajoutant que cet appel lui faisait «mal au ventre». C'est le profil apparemment sans histoire du jeune agresseur, un Turc d'origine kurde, et le caractère «indétectable» de sa radicalisation qui attisent les inquiétudes. D'autant que, de l'avis de Zvi Ammar, l'Etat fait déjà «tout pour nous assurer le maximum de protection» avec 470 militaires mobilisés dans les Bouches-du-Rhône : «On ne va pas mettre un policier, un gendarme ou un militaire derrière chaque juif…» Transféré en région parisienne, l'agresseur devrait être présenté à un juge antiterroriste en vue d'une possible mise en examen.
A Marseille, le consistoire conseille de ne plus porter la kippa dans la rue
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Publié le 12/01/2016 à 20h31
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