A l'initiative de Jean-Luc Mélenchon, plusieurs économistes et politiques européens se sont réunis ce week-end à Paris pour un «sommet» destiné à faire naître une alternative aux traités de l'Union. Mais dans son discours de clôture aux accents de précampagne pour 2017, l'eurodéputé Front de gauche a coupé un peu plus les ponts qui le relient encore à une partie de la gauche française. Il a ainsi fustigé «les belles phrases sur l'Europe qui protège de ceci et de cela», et dénoncé «les échecs» de l'UE, en prenant l'exemple de la crise migratoire. Bien décidé à rester, en France, la figure de gauche anti-Bruxelles et à ne pas laisser ce créneau au seul Front national en 2017, l'eurodéputé pose la question à la gauche : «Qui va le mieux renouveler les idées et les pratiques ?» Pour Mélenchon, c'est lui. Même s'il refuse une primaire à gauche qui permettrait justement de répondre à la question… Quant à Hollande, Mélenchon l'a de nouveau étrillé : «Nous pensions que pire que Sarkozy, ça n'existait pas. Maintenant, nous pouvons mettre un nom, ça s'appelle Hollande.»
Mélenchon et l’UE : l’anti poussif
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Publié le 24/01/2016 à 20h01
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